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Réduire progressivement les rejets dans le milieu aquatique et supprimer les substances dangereuses : tels sont les objectifs de l'action nationale de recherche de réduction des substances dangereuses dans l'eau (ou RSDE). Les ICPE et autres établissements soumis à autorisation sont concernés directement.
La poursuite de l’action nationale de recherche et de réduction des substances dangereuses dans l’eau (RSDE) concerne les ICPE soumises aux dispositions de l'arrêté du 29 juin 2004 relatif au bilan de fonctionnement (sites relevant de la directive IPPC) avant fin 2010, les ICPE nouvelles ou faisant l'objet d'arrêté préfectoraux complémentaires, les ICPE figurant sur les listes d'établissements à enjeux sur des critères relatifs à la pollution des eaux de surface, les établissement pour lesquels la DRIRE juge nécessaire de mettre en place cette mesure, les autres établissements soumis à autorisation. Voici en quelques lignes la présentation de la circulaire du 5 janvier 2009. Contexte de l’action RSDE : Après une campagne de mesures de 2003 à 2007 basée sur une approche "volontaire" concernant environ 2900 sites en France, un rapport de synthèse publié sur le site de l'INERIS en janvier 2008 fait part des résultats. La toute récente circulaire marque l'entrée dans sa 2ème phase de l'action. Objectifs de la circulaire : - Améliorer la connaissance des rejets des ICPE : - Mise en place d’actions déclinées sectoriellement, de surveillance et de quantification des flux de substances dangereuses déversées par les rejets aqueux des ICPE soumises à autorisation La phase 1 de RSDE (2004-2007) a servi à l ’élaboration des listes sectorielles. - Prescrire la réalisation d’études technico-économiques décrivant les possibilités de réduction voire de suppression des flux de substances dangereuses
Circulaire du 5 janvier 2009 : industriels et rejets concernés - ICPE soumises à autorisation, en activité ou en phase de post-exploitation, disposant d’une autorisation de rejets d’eaux industrielles - Secteurs et sous-secteurs d’activités de l’Annexe 1 (quelques correspondances Annexe 1 et nomenclature ICPE en Annexe 2) Sur quelles eaux porte l'analyse?L'analyse doit porter sur : Les eaux industrielles, c'est-à-dire issues du process industriel ; les eaux de refroidissement ; et les eaux pluviales susceptibles d'être souillées Les eaux brutes répandues Les eaux pluviales issues des voies de circulation ou de toiures son exclues à condition de ne pas être affectées par l'activité industrielle de l'établissement Quel est le déroulement? > Surveillance initiale : campagne de 6 mesures portant sur une liste de substances, déterminées a priori, en fonction des activités de l’établissement.
Quelles sont les substances à mesurer et celles à ne pas mesurer ?
Les substances à analyser font l'objet d'une approche sectorielle: Identification des entreprises par secteur et sous-secteur d’activité: 39 listes de substances attribuables à un (sous)-secteur d’activité sont identifiées Mise en œuvre : Intégration de ces prescriptions dans : - Arrêté Préfectoral d’Autorisation - Arrêté Préfectoral Complémentaire Les Agences de l'Eau proposent d'aider financièrement les entreprises pour les études et analyses (aides de l'ordre de 50%)Quelques conseils clés :- Déterminer le ou les secteurs ou sous-secteurs d’activité exercés sur le site industriel : attention aux
cumuls des listes (lire attentivement l’annexe 2). - Faire analyser les eaux amont : cela peut permettre de s’exonérer de la surveillance de certaines
substances. - S’attacher dès le départ à déterminer la liste des substances pertinentes pour le site. Une présomption
de présence de la substance pèse sur l’exploitant qui doit apporter la preuve de son absence s’il souhaite être exonérer de la surveillance de la ou des dites substances. Etablir tous les justificatifs nécessaires pour supprimer les substances non pertinentes à chaque étape de mise en oeuvre de la circulaire. - Bien respecter le cahier des charges des conditions d’analyses (cf. annexe V de la circulaire), et dans
les relations nouées avec les laboratoires, veiller en particulier au respect des limites de quantification par les laboratoires. Contact pour toute information : Patrick SOL, tél. 05 49 28 79 73,
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