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Sachez-le : le développement durable a maintenant sa norme internationale, l’ISO 26000, lancée le 1er novembre 2010. Les travaux internationaux étant passés par là, c’est le terme de « responsabilité sociétale » des organisations qui a été retenu pour se comprendre, mais il s’agit bien des mêmes enjeux et des mêmes objectifs, avec en plus un focus sur les attentes des consommateurs. L’AFNOR a fait connaître l’ISO 26000 tout au long de l’année 2010 lors d’un « Tour de France » dont 2 étapes ont été organisées en Poitou-Charentes avec les CCIT : le 29 juin à Niort et le 9 juillet à Poitiers.
La Semaine Nationale du Développement durable de ce début avril est l’occasion de refaire le point sur cette norme qui intéresse beaucoup d’entreprises de notre Région engagées dans une démarche de développement durable. Une norme internationale pour tout acteur voulant construire et affirmer sa légitimité « responsable »« Responsabilité sociétale », de quoi parle-t-on ? L’ISO 26000 vise à fournir aux organisations (entreprises, collectivités, associations, etc.) des lignes directrices sur cette démarche et en décrit les principes et thèmes qu’elle recouvre en proposant une méthode d’appropriation et de mise en œuvre. La « 26000 », fruit du travail de 92 pays et 42 organisations internationales, et de plus de 100 experts français, a été élaborée par consensus. La norme, par définition, est volontaire et non contraignante. Elle permet d’affirmer sa démarche de développement durable à travers un langage internationalement reconnu, l’ISO étant l’Organisation Internationale de Normalisation (dont le membre français est l’AFNOR). « C’est une norme de 3ème type, explique Stéphane MATHIEU, Directeur Sud Ouest du Groupe AFNOR. Elle est sans précédent. Elle est née de la demande des consommateurs ; c’est une démarche volontaire pour une norme de recommandation et l’entreprise qui la mène pourra se faire évaluer pour valoriser son niveau de maturité de manière claire, avec l’AFAQ 26000 qui attribue une note sur 1000 points ». Elle intéresse fortement les entreprises qui ont déjà engagé une démarche de développement durable et souhaitent la communiquer sur des bases vérifiables et comparables avec celles des autres entreprises… d’ici, des USA ou de Chine par exemple. En effet, la norme de 3ème type invite à inscrire l’entreprise dans un système de valeurs qui se traduit par des actions et pratiques dans 7 domaines : la protection du consommateur, la contribution au développement local, les Droits de l’Homme, les relations et conditions de travail, l’environnement, les bonnes pratiques des affaires (lutte contre la corruption en particulier) et la gouvernance de l’organisation. L’ISO 26000 va-t-elle remplacer certaines autres normes, labels ou outils ? « Non, précise Stéphane MATHIEU. Les normes de systèmes de management comme l’ISO 14001 et l’ISO 9001 sont complémentaires et compatibles. 26000 est une norme de recommandation et alimente la réflexion stratégique de l’entreprise. Idem pour les outils tels que OHSAS 18001, le GRI, les écolabels, le bilan carbone®… Ils apportent des réponses opérationnelles et/ou un mode de reconnaissance sur certains aspects abordés dans l’ISO 26000 ». Une implication sans précédent et une demande des consommateurs pour un outil d’aide à la décision reconnu partout et par tousLa naissance de cette norme n’a pas de précédent. Elle a mobilisé au niveau international un nombre inédit d’acteurs, afin d’assurer une représentativité exemplaire des parties prenantes : entreprises, ONG, Gouvernements, consommateurs, syndicats de salariés, etc. Le but est de donner de la lisibilité aux consommateurs dans tous les pays, et d’avoir des références qui sont valables pour les grandes organisations mais aussi les plus petites : l’ISO 26000 doit s’adresser à tous et être accessible à tous. Pour l’utilisateur, c’est un cadre commun partagé au niveau international, une base d’actions et une grille de lecture pour permettre aux parties prenantes d’interpeller les comportements irresponsables. Quels en sont les bénéfices pour les entreprises ? Certainement d’abord un investissement pour une meilleure maîtrise des risques, une meilleure capacité d’anticipation, d'adaptation et d'innovation, mais aussi le renforcement du capital confiance grâce à une coopération mutuellement bénéfique et un vrai dialogue avec les parties prenantes. « En 3 mots, je dirais qu’elle est gage pour l’entreprise de pérennité, attractivité, cohérence » résume Stéphane MATHIEU. L’évaluation permet de valider un niveau de performance et crédibilise encore plus l’entrepriseMajencia, une des premières entreprises auditées AFAQ 26000, a obtenu en janvier 2011 une « note globale » de 3 sur 4, soit un niveau de « maturité ». Le groupe Majencia, spécialiste des solutions d’aménagement d’espaces tertiaires, et dont l’un des 3 sites de production se trouve à Bressuire en Deux-Sèvres, témoigne ainsi d’une stratégie de RS bien ancrée. « Le niveau atteint par Majencia au terme de l’évaluation AFAQ 26000 est une véritable reconnaissance des efforts entrepris depuis nos débuts. Je tiens à féliciter l’ensemble des collaborateurs qui sont à l’origine de cette notation de 3 sur 4, résultat très encourageant. Faire partie du top 5 des entreprises évaluées atteste de notre capacité à concilier tous les aspects pouvant assurer le développement et la pérennité de notre activité dans une démarche de respect de l’homme et de l’environnement. Très peu d’entreprises atteignent aujourd’hui un niveau de maturité équivalent en termes de Responsabilité Sociétale. Nous allons poursuivre les efforts entrepris, le prochain objectif étant d’accéder au niveau 4 « exemplarité », explique Vincent GRUAU, PDG de Majencia. Mais avant d’en arriver là, l’entreprise avait défini dès 2009 une politique solide en se fixant des objectifs ambitieux pour 2012 : Progrès social avec la promotion de l’accès des jeunes au travail, la localisation à 85% en France des emplois induits par son activité, le développement des compétences par la formation ciblée à 4 jours/an/personne, l’action en faveur du bien-être au travail. Efficacité économique avec un partenariat durable avec ses clients en visant une coopération en moyenne de 5 ans, la qualification de 80% de ses fournisseurs pour assurer la cohérence de la chaîne, la responsabilisation et la reconnaissance des salariés par la distribution de 10% du résultat net, l’extension de ses garanties produits et pérennité des gammes à 10 ans. Enfin, bien sûr, respect environnemental avec la réduction des émissions de CO² de 2000 tonnes, le recyclage et la valorisation des déchets à 95%, la contraction de 15% des consommations énergétiques d’origine fossile, l’intégration de biomatériaux ou de matières recyclées dans la proportion d’un tiers de la masse de ses produits. De nombreuses entreprises en Poitou-Charentes ont déjà entamé des démarches de ce type et sont donc certainement intéressées par l’ISO 26000. Pour celles qui n’ont pas encore vraiment de stratégie, qui ont tout simplement et concrètement débuté par ce que l’on désigne sous le terme de « bonnes pratiques », cette norme est l’occasion de structurer la démarche, de définir une stratégie. TPE, PME, ETI ou groupes, tous sont invités à rejoindre le mouvement devenu international. Pour avancer concrètement : - Ateliers ISO 26000 gratuits proposés par l’AFNOR et les CCIT de Poitou-Charentes les 4, 5 et 6 avril 2011 de 14H00 à 17H00 - Pré-diagnostics gratuits proposés par les CCIT de Poitou-Charentes (méthodologie AFNOR) - Contact : Isabelle Mouzay - 05 49 28 79 72 -
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- Formations à la RSE gratuite (1 journée) proposées par l’IEM EI2S http://www.ei2s.fr/ - AFAQ 26000, scoring payant, proposé par le groupe AFNOR Pour en savoir plus sur l'ISO 26000 : Sur le site ISO Sur le site AFNOR
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