| CONCEPT ODIO, jeune entreprise implantée à Angoulême, propose une technologie innovante pour une sonorisation éco-conçue. En effet, la technologie ODIO permet de sonoriser de nombreux matériaux, notamment recyclés. Pour ses innovations, l'entreprise a été lauréate au Concours de création d'entreprise de technologie innovante du Ministère de la Recherche et médaille d'argent aux trophées de l'innovation de BATIMAT, catégorie décoration en 2009. | |
Gilles REIGNER Dirigeant de CONCEPT ODIO Une jeune entreprise innovante pour une sonorisation durable

Qu'est-ce qui vous a conduit à innover dans le domaine du développement durable et à créer votre entreprise ?
La technologie que nous avons permet de se passer des gros transformateurs de courant et des amplis lourds. Elle permet d'obtenir des niveaux sonores importants, dans toutes les directions, avec une qualité sonore optimum, ce pour une faible consommation électrique. Cette innovation nous a conduit à la création de la SAS CONCEPT ODIO en janvier 2010 pour commercialiser ce produit, avec la conviction que nous avions toute notre place sur les marchés du bâtiment, du design et de la communication "éco-conçue" .
Quelle a été votre démarche d'éco-conception ?
Notre démarche d'éco-conception est basée sur le fait que notre technologie permet de sonoriser de nombreux matériaux, même perforés, de créer des objets sonores. L'environnement méritant d'être quelque peu considéré, associer cette technique à l'utilisation de matériaux recyclés ou recyclables est pertinent : un matériau léger comme du carton, des plastiques minces recyclés, permettent alors la réalisation de "hauts parleurs" de toutes formes, uniquement excités par des céramiques de moins de 1mm d'épaisseur. Nous avons fait appel à d'importants développements en vibro-acoustique pour l'étude de la déformation des surfaces, et à des céramiques piézoélectriques à forte capacitance pour leur excitation. Le matériau principalement utilisé est le carton, avec une base recyclée à 50%, rajouté dans tous les éléments rendus sonores. Toute l'électronique est bien sûr labellisée RoHs (les céramiques, nos amplificateurs/processeurs) .
Vers quels marchés, quelle clientèle, quelles applications, orientez-vous vos systèmes ?
Vers les marchés du bâtiment, du design et de la communication. Pour le premier, l'invisibilité du procédé (permettant de rendre un plafond sonore par exemple) et la facilité de pose sont déterminantes. Pour les deux autres, la nouveauté, les immenses possibilités de création d'objets de toutes formes entièrement sonores sont séduisantes. Pour tous, nous espérons que la prise en compte de l'environnement est également un plus .
Quel avenir voyez-vous pour votre entreprise ?
Il y a peu de chances que notre technologie soit utilisée pour des concerts de Métallica... Mais, probablement, elle sera privilégiée chez nous, dans les salles de conférence, les lieux publics, partout où le son peut emplir l'espace tout en se faisant oublier. Les développements, dans l'avenir, sont donc potentiellement importants . Quels conseils donneriez-vous à d'autres entrepreneurs ?
Pas un conseil, juste une invitation : l'invitation à innover. Nous remplaçons de gros transformateurs par des alimentations de la taille de celles de nos téléphones. Nous avons été lauréat au "Concours de création d'entreprise de technologie innovante" du Ministère de la Recherche, et Médaille d'argent aux trophées de l'innovation de BATIMAT, catégorie décoration en 2009. Songez qu'il y a seulement 6 ou 7 ans, le terme d'éco-design ne faisait pratiquement pas partie de notre vocabulaire. Aujourd'hui, on le croise partout, dans tous les univers. Cela montre que les perspectives de nouveaux apports pour un développement plus durable ouvrent grand la porte à notre créativité .
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