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Quand l'informatique se met au vert (partie 2)

Dans le cadre de votre démarche de développement durable, avez-vous pensé à prendre en compte l'informatique ? Nous avons commencé à vous donner quelques pistes à ce sujet le mois dernier (pour ceux qui n'auraient pas lu la partie 1, voici le lien).

Nous poursuivons ce mois-ci en explorant deux types d'actions possibles : d'une part les "bonnes pratiques", d'autre part ce qui relève de l'innovation dans ce domaine. 


Alors, n'hésitez plus à mettre au vert votre informatique !

 

Du bon sens et des bonnes pratiques

Le bon usage est aussi un levier de performance économique et environnementale. Les gestes quotidiens de l'utilisateur nécessitent une sensibilisation régulière, car ils restent un basique incontournable : beaucoup d'ordinateurs restent actifs inutilement en dehors des zones de travail, en particulier le soir, les week-ends, et pendant les pauses déjeuner (un poste de travail consomme de l'énergie inutilement les 2/3 du temps !). Il est donc nécessaire de mieux gérer l'utilisation de son ordinateur en le mettant hors tension chaque soir pour éviter toute consommation superflue en énergie. De plus, lors d'un déplacement de plus de 15 minutes, évitez le mode veille et privilégiez le mode veille prolongée de votre ordinateur. En effet, un ordinateur en veille simple consomme plus de 90Wh, soit 70% de sa consommation en marche normale, tandis qu'en veille prolongée ce dernier ne consommera pas plus de 2Wh. 


Privilégier la lecture à l'écran quand c'est possible (une étude de l'Ademe montre qu'elle a moins d'impact sur le potentiel de réchauffement climatique que l'impression pour un temps de lecture inférieur à 2 minutes 12 secondes par page !) , utiliser de manière rationnelle l'imprimante, privilégier l'impression recto-verso, donner la préférence noir & blanc à la couleur quand elle n'est pas utile, choisir une consommation responsable de papier,  intégrer le recyclage des consommables, sont autant de rappels nécessaires.  Concernant la clé USB, il est nécessaire d'éviter la distribution systématique de clés USB de type publicitaire n'ayant pas de véritable vocation à transmettre une information, d'utiliser des clés de taille optimisée, d'optimiser également le temps de lecture du document à l'écran, de rationaliser les impressions, l'impression en mode "brouillon" étant préférable  (source Ademe).

Quant au courrier électronique, là aussi, l'étude  menée par l'Ademe confirme ce que le bon sens vous soufflait... Le stockage trop important de courriers électroniques et pièces jointes associées est un enjeu important. Il est préférable si l'on doit transmettre un document de taille importante de le compresser ou de concevoir un document de taille optimisée ; de ne conserver que les courriers électroniques nécessaires et faire un tri régulier de sa boîte mail. Diminuer de 10% la proportion d'envoi de mail de 10 Mo au sein d'une entreprise de 100 personnes permet un gain de 8 tonnes équivalent CO2 sur un an, soit l'équivalent de 8 A/R New-York-Paris !

L'optimisation des transports par de la visioconférence ou de la télé-intervention sont également des pratiques intéressantes à développer. Mais attention, la dématérialisation des supports est plus complexe qu'il n'y paraît à évaluer. "Quand on passe d'un support vers un process informatique, c'est-à-dire un logiciel, cela peut être intéressant, mais quand on passe d'un document papier à un document numérique, alors cela ne vaut pas forcément le coup... et peut même être une aberration écologique, cela va dépendre du scénario d'usage du nombre de factures concernées" précise ainsi Frédéric Bordage.

Et de l'innovation ?

Dernièrement, vous n'avez pas pu échapper à la vague du "cloud computing"... Selon la définition du National Institute of Standards and Technology (NIST), "le cloud computing est l'accès via un réseau de télécommunications, à la demande et en libre-service, à des ressources informatiques partagées configurables". Il s'agit d'une forme particulière de gérance de l'informatique, dans laquelle l'emplacement et le fonctionnement dans le nuage ne sont pas portés à la connaissance des clients. L'anglicisme "cloud computing" est largement utilisé en France. Les francisations "informatique en nuage", "informatique dématérialisée", ou encore "infonuagique" sont également utilisées. Bien qu'elle soit très médiatisée, cette "virtualisation" ne dit souvent pas grand chose au non initié... Pour raccourcir et rendre rapidement compréhensible l'intérêt du cloud, il s'agit de mutualiser des ressources informatiques, ce qui logiquement amène les entreprises à réduire leur empreinte sur l'environnement et leur consommation énergétique. Mais aucune étude pour l'instant n'approche les résultats réels obtenus. Le sujet est complexe et donne lieu à discussions. Selon Frédéric Bordage "rien ne prouve que la mutualisation est green, cela va dépendre du taux de mutualisation ; il peut y avoir un effet rebond sur la qualité du service rendu, pour avoir un niveau de disponibilité des données important  et un niveau de service supérieur, les opérateurs doivent multiplier les serveurs et les centres informatiques"... Donc, tout dépend du type de cloud... Tous les clouds ne sont pas vertueux !

 
Le lancement du Green Lab Center, plate-forme de l'innovation green iT, montre que la recherche et développement dans le domaine est très active. Ce laboratoire du CITT (Centre d'Innovation et de Transfert de Technologies) de l'Ecole des Mines de Nantes vient d'être inauguré le 16 octobre 2013. Il a, entre autres objectifs, celui de tester de nouveaux concepts, de les mesurer, de réaliser des expériences au service des entreprises, des étudiants et des chercheurs ; de montrer le savoir-faire en innovation technologique Green iT et de valoriser la recherche et les entreprises innovantes de l'informatique durable. Ce lieu unique en France, en toute proximité de notre région, participera à développer de l'innovation durable dans l'univers informatique.

 

Pour participer à l'opération collective  régionale Poitou-Charentes de diagnostics des consommations informatiques proposée par ADN'Ouest et l'ADEME et réalisée par les bureaux d'études spécialisés KaliTerre et EasyVirt, contactez Martin DARGENT Dirigeant EasyVirt (T : 06 69 55 75 18 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ). Cette opération bénéficie d'une subvention par l'ADEME à hauteur de 50 à 70 % pour les participants.
Attention : l'opération est limitée à 20 participants. Inscriptions jusqu'à fin novembre. Les diagnostics seront réalisés de fin 2013 à mi-2014.

Pour des pré-diagnostics énergie gratuits, n'hésitez pas à contacter les conseillers des  CCI Poitou-Charentes.

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