Votre entreprise propose un véhicule, la mia, très innovant, pouvez-vous nous dire quels sont ses atouts sur le marché débutant de l'auto électrique ? 
La mia possède plusieurs atouts sur le marché des véhicules électriques :
- La mia est un véhicule qui a été conçu spécialement pour être un véhicule électrique et pour les trajets accessibles par cette technologie, à savoir les trajets urbains et péri-urbains ; ce n'est pas un véhicule thermique électrifié ; elle a ainsi des performances optimisées au meilleur prix, et répond parfaitement aux besoins des clients de ces trajets.
- Elle apporte un nouveau style et de nouvelles caractéristiques par rapport aux véhicules conventionnels (conduite centrale et portes coulissantes, notamment). Le client achète non seulement une voiture électrique, mais aussi un nouveau concept très attractif et qui ne va pas se démoder de si tôt !

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Qu'est-ce qui vous a amené à cette innovation et comment expliquez-vous le succès quasi immédiat de la mia sur un marché pourtant déjà très concurrencé ?
Le concept de la mia est le fruit des nombreuses années d'expérience acquise par les équipes techniques en matière de véhicules électriques. Nous avons déjà expérimenté les véhicules thermiques électrifiés (106, saxo, puis Kangoo électrique) et ainsi connu tous les inconvénients. Nous sommes désormais passés à l'étape suivante. Nos clients ont très vite compris la maturité de la mia dans son domaine et adhèrent très rapidement

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Vous avez entrepris une démarche de RSE depuis le démarrage de Mia Electric (issue de la reprise d'une partie de l'ancienne Heuliez), pouvez-vous nous dire en quoi elle consiste ?
L'idée initiale est que non seulement la mia est un véhicule propre, mais tout ce qui gravite autour doit l'être également (depuis les matériaux qui la constituent, en passant par les machines, jusqu'à l'électricité qui l'alimente !). Enfin, les forces vives qui travaillent pour la mia doivent avoir également l'énergie et l'enthousiasme qui collent à l'image du véhicule. Sinon, nous ne sommes, en quelque sorte, pas cohérents avec nous-mêmes

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Concrètement, comment cette démarche se décline-t-elle dans votre production ?
Diverses actions concourent à cette démarche sur notre ligne de production. Nous essayons de limiter au maximum l'utilisation de produits chimiques au profit de produits biodégradables et non agressifs. Nous donnons la priorité aux process qui consomment peu d'énergie (collage à température ambiante, sans four). L'ergonomie des postes de travail est un de nos fils rouges quotidiens (emploi de balancelles réglables en hauteur pour les activités sous caisse, propreté permanente du site, etc. )

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Comment mettez-vous en œuvre cette démarche avec les parties prenantes de l'entreprise et en particulier son personnel, ses fournisseurs ?
La communication entre les responsables de l'entreprise et le personnel est un axe majeur. Elle se joue à tous les niveaux, que ce soit le point mensuel « autour d'un café » de Laurent Buffeteau, notre Directeur Général, face à l'ensemble du personnel, ou quotidien du responsable d'équipe avec ses opérateurs , qui commente notamment toutes les notes internes diffusées. La communication peut se traduire aussi par des actions spontanées. Il est possible qu'un manager décide d'interrompre les activités de son équipe et de rassembler celle-ci afin d'échanger sur un problème ou un sujet important et ponctuel, afin d'obtenir la compréhension et l'adhésion du personnel. La Direction s'efforce également d'être très proche de l'ensemble des collaborateurs par un contact et une disponibilité quotidiens dans les ateliers et les services

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Vous avez choisi de vous baser sur l'ISO 26000, pouvez-vous nous dire pourquoi et ce que vous attendez de cette nouvelle norme internationale ?
Cette norme est dans la logique de la sensibilisation du monde face aux enjeux environnementaux et sociétaux. Il nous semble évident qu'une société comme Mia Electric, porteuse d'innovations dans ces domaines, doit affirmer sa démarche au travers d'outils comme l'ISO 26000. Sinon, encore une fois, nous manquerions de cohérence avec nous-mêmes. Enfin, cette norme est souvent évoquée par nos clients, comme les institutionnels. Elle va nous aider à progresser dans la bonne voie et nous tire en avant !

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Vous qui êtes complètement investis dans la « croissance verte », quelles pistes de marchés nouveaux voyez-vous s'ouvrir pour les PME de la région Poitou-Charentes ?
Nous en voyons notamment deux importantes. La première serait de travailler sur la seconde vie des batteries. Lorsque celles-ci deviendront trop faibles pour mouvoir des véhicules, elles auront toutefois une capacité ouvrant beaucoup de perspectives pour le stockage de l'énergie pour des applications moins sévères (alimentations petits équipements), permettant , pourquoi pas, d'obtenir une indépendance énergétique sous certaines conditions. Elles pourront rendre encore de nombreux services avant d'être envoyées en recyclage ! Par ailleurs , les méthodes d'utilisation du bois dans l'industrie sont un deuxième sujet qui doit encore être développé

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